Quand la ménopause vient perturber la thyroïde : explications

28 juillet 2021

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Bouffées de chaleur, fatigue importante, perte de cheveux, combien de femmes viennent en consultation et se plaignent de ces symptômes ? 

En fonction de l’âge, vous mettrez cela sur le compte de la ménopause ou périménopause. Mais cela peut aussi être dû à un déséquilibre thyroïdien. 

En Suisse, les troubles de la thyroïde sont fréquents, notamment chez la femme entre 20 et 30 ans et entre 45 et 55 ans. Et, ils peuvent être liés à la ménopause. 

On vous explique tout dans cet article. 

La thyroïde, une glande au rôle multiple

Cette petite glande de 6 cm seulement est constituée de deux lobes séparés par un isthme central. La thyroïde pèse entre 10 et 25 grammes et se situe à la base du cou, à l’avant de la trachée.

C’est une glande endocrine qui produit des hormones qui interviennent dans l’ensemble de notre corps : du cœur aux yeux en passant par les muscles et le cerveau. 

Elle sécrète 3 hormones : 

  • La tri-iodothyronine (T3)
  • La thyroxine (T4) 
  • La thyrocalcitonine (ou simplement calcitonine) 

Le taux de ces hormones est régulé/stimulé grâce à l’hypophyse (autre glande située à la base du cerveau). Elle produit la TSH. L’iode est aussi indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes. On le retrouve par exemple dans les poissons, les crustacés, les produits laitiers et les œufs (en plus petite quantité). Si l’apport est cependant insuffisant, il existe des compléments alimentaires.

La thyroïde joue un rôle dans plusieurs de nos fonctions vitales 

  • Régulation de la température
  • Fonctionnement normal du cerveau
  • Régulation de notre rythme cardiaque, respiration…

Il est donc nécessaire que les hormones sécrétées soient stables. 

La sécrétion de ces hormones peut être perturbée par différents facteurs comme le stress, le tabac, certains médicaments (l’amiodarone, produits de contraste…). De ce fait, cela peut engendrer une hyperthyroïdie ou une hypothyroïdie.

  • L’hyperthyroïdie

Elle est définie par une sécrétion importante des hormones thyroïdiennes. Cela provoque un hyperfonctionnement de tous les métabolismes. Tous les systèmes de l’organisme fonctionnent trop et trop rapidement. 

Cela peut entraîner les symptômes suivants : amaigrissement, tachycardie permanente même pendant le sommeil, tremblement, faiblesse musculaire, bouffées de chaleur, soif intense, irritabilité, diarrhée, nausées/vomissements sont aussi fréquents.

  • L’hypothyroïdie

À l’inverse, lorsque la glande thyroïdienne sécrète peu d’hormones, on parle d’hypothyroïdie. Elle est rarement congénitale (présente dès la naissance), elle apparaît plus souvent au cours de la vie.

Si elle n’est pas détectée rapidement, ce sont les complications de la maladie elle-même qui vont la révéler.

Il est donc important de repérer rapidement les troubles de la thyroïde afin d’améliorer sa prise en charge. 

Anatomie du cou

Quand la ménopause vient perturber la thyroïde 

Entre 45 et 55 ans, la femme est victime d’un changement hormonal important. On parle de la ménopause, caractérisée par l’effondrement de la sécrétion d’œstrogènes et la progestérone. C’est l’arrêt de l’ovulation et donc des menstruations. Pendant plusieurs années, c’est par ces hormones que la vie d’une femme est rythmée. Cela entraîne des changements.

Elle est accompagnée de nombreux effets indésirables tels que la fatigue, la prise de poids ou encore les bouffées de chaleur. Ces symptômes, très similaires à ceux provoqués par un déséquilibre thyroïdien, peuvent en effet cacher une hyper ou hypothyroïdie. 

En effet, il a été démontré qu’environ 2,4 % des femmes ménopausées ont des anomalies de TSH ce qui provoque des hypothyroïdies notamment. C’est pourquoi il est important de diagnostiquer rapidement la présence d’un déséquilibre de la thyroïde, car elle peut augmenter certains risques déjà accrus à cause de la ménopause :

  • L’hyperthyroïdie augmente le risque d’ostéoporose ;
  • L’hypothyroïdie augmente le risque cardiovasculaire.

Afin de prendre en charge au mieux ce risque de complications, les endocrinologues préconisent de doser le taux sanguin de TSH à plusieurs moments : 

  • Au moment de la ménopause 
  • 6 mois après la mise en place d’un traitement hormonal 
  • Puis tous les ans si un trouble thyroïdien est avéré.

Ce dosage permet de faire le diagnostic de l’hyperthyroïdie ou à l’inverse de l’hypothyroïdie. C’est un examen de dépistage, mais aussi de surveillance. Il permet de doser la thyroxine (T4 totale), la T4 libre et la T3. 

Si votre patiente doit prendre un traitement hormonal substitutif ET un traitement pour la thyroïde, il est important de séparer la prise. Rappelez-lui de prendre le traitement thyroïdien le matin et hormonal le soir. 

Aussi, surveiller la glande thyroïdienne par échographie est essentiel. 

L’importance de l’échographie de la thyroïde

En première intention, c’est le dosage sanguin qui sera prescrit afin de déterminer si la patiente souffre d’un déséquilibre thyroïdien. Mais par la suite, il peut être nécessaire de réaliser une échographie. 

En effet, celle-ci donnera des informations sur le volume de la thyroïde et sur la présence ou non de nodules. Dans ce cas, on pourra aussi déterminer le nombre et le volume de ces nodules. Parfois ils sont palpables et l’échographie va permettre de confirmer leur présence et les caractériser.

Cette méthode d’examen utilise les ultrasons pour obtenir des images de la thyroïde, elle permet de la voir sous différents angles grâce à des coupes transversales ou longitudinales. 

C’est rapide et sans risque, il n’y a pas de contre-indication d’âge, elle peut aussi être réalisée chez les femmes enceintes.

Votre patient n’a pas besoin de préparation au préalable ni d’être à jeun par exemple. Il se rend chez Medimage avec l’ordonnance que vous avez réalisée au préalable. 

Le radiologue applique un gel clair sur la zone à visualiser. Puis il place la sonde à ultrasons et balaye la zone qu’il souhaite voir. Nous pouvons demander à la patiente d’adopter des positions particulières afin d’obtenir de meilleures images. Mais cet examen reste indolore et non irradiant. 

Après cela, les résultats vous sont envoyés et la patiente peut rentrer chez elle. 

Soyez vigilant chez vos patientes qui souffrent de ces différents symptômes liés à la ménopause. Un déséquilibre thyroïdien peut se cacher derrière.

En savoir plus 

Si vous souhaitez obtenir des informations à ce sujet ou prendre rendez-vous pour un examen, n’hésitez pas à nous contacter

Centre Medimage 

Route de Florissant 1 

1206 Genève

Tél : 022 347 25 47

info@medimagesa.ch

L’infiltration sous scopie : remède anti-douleur à la lombalgie

29 juin 2021

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Nous vivons une période qui met notre corps à rude épreuve. Entre le rythme effréné de notre quotidien et la sédentarité accrue par le télétravail, nos articulations souffrent. Notamment celles de notre dos, sollicitées en permanence. 

Impactant directement la vie de nos patients, les pathologies lombaires telles que l’arthrose ou le lumbago, en plus d’occasionner des douleurs, peuvent rapidement devenir handicapantes. En effet, les lombalgies et autres douleurs au niveau des lombaires empêchent parfois la pratique d’activité physique et sportive.

La lombalgie, une pathologie courante

Corps humain avec annotations des différentes parties du dos

Rappelons ce qu’est une lombalgie. Il s’agit d’une douleur qui touche les vertèbres lombaires, de la D12 à la S1. Elle est souvent accompagnée d’une limitation de la mobilité et d’une raideur au niveau du rachis. 

La lombalgie peut apparaître pour deux différentes causes : soit un lombago simple dû à un faux mouvement (qui se ressent telle une courbature) ou soit dû à un remaniement dégénératif des articulaires postérieures du rachis avec inflammation des masses musculaires paravertébrales.

Cette pathologie du dos est devenue courante. Globalement, 80 % de la population risque d’en déclarer une au cours de sa vie. En Suisse, entre 20 et 30 % de personnes sont touchées chaque année, en majorité les 35 – 55 ans. 

Ces patients vont dans un premier temps se tourner vers leur médecin généraliste, qui est au plus proche de lui. 

Mais ces derniers restent parfois démunis face à ces patients qui ressentent d’importantes douleurs. 

Prescrire des infiltrations peut être une réelle solution. Cet acte est en effet un remède qui pourrait considérablement atténuer les douleurs des patients souffrant de lombalgies dues à une surcharge radiologiquement visible des articulations postérieures du dos.

L’infiltration des articulaires postérieures sous radioscopie

Une infiltration représente le procédé d’injecter une substance liquide, souvent des corticoïdes, dans une partie précise de l’organisme, les articulations notamment.

Chez Medimage, les infiltrations les plus minutieuses sont réalisées sous radioscopie, elles sont effectuées dans une salle de radiologie et le trajet de l’aiguille est suivi de manière extrêmement précise par radiographie, en toute sécurité.

Nous injectons premièrement une petite quantité de produit de contraste afin de nous assurer que l’aiguille est située au bon endroit. Avant d’injecter le liquide corticoïde. 

Cet acte ne dure que quelques minutes et n’est pas douloureux. Afin de l’informer et le rassurer, nous expliquons toujours au préalable au patient ce que nous allons faire. Nous le mettons ainsi dans des conditions adéquates.

Cette intervention est quasiment indolore, très peu irradiante, et sans aucun effet indésirable significatif. Il se peut qu’on la réalise plusieurs fois.

Ensuite, notre patient est généralement rapidement soulagé, sa qualité de vie se voit améliorée. Les douleurs sont nettement diminuées ou disparaissent, il peut alors reprendre une activité physique normale, voire même sportive.   

L’infiltration sous scopie peut se révéler être une bonne alternative pour les patients souffrants. Très peu acceptent de vivre avec des douleurs handicapantes et cette méthode peut changer leur vie. 

Toutefois, il faut noter que le soulagement est parfois temporaire, et il faudra parfois procéder à une nouvelle infiltration pour améliorer les résultats.

Si vous souhaitez en savoir davantage, ou désirez une première discussion avec l’un de nos médecins radiologues spécialistes des infiltrations, nous restons volontiers à votre disposition. 

Au plaisir de nous entretenir avec vous. 

L’équipe de médecins radiologue du Centre Medimage

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Route de Florissant 1

1206 Genève
Tél : 022 347 25 47 

Fax : 022 789 20 70 

info@medimagesa.ch 

Imagerie médical d'un dos

L’infiltration à Genève, témoignage d’une patiente

1 décembre 2020

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Michelle, patiente de MEDIMAGE, nous a récemment fait le plaisir d’un entretien amical sur l’infiltration lombaire pratiquée sur elle par notre collègue, le docteur Besse, à deux reprises.
À 78 ans, cette femme énergique, voyageuse passionnée, férue de langues orientales anciennes, souffrait terriblement du dos en position debout statique et assise. Refusant la fatalité, elle s’est résolue à l’infiltration sur la recommandation de son médecin traitant. Temps forts de ce très agréable échange.

Medimage. Comment êtes-vous parvenue à la prescription d’une infiltration ?
Michelle. Ce sont à la fois la douleur et les limitations dynamiques que m’imposait ma colonne vertébrale. Debout, il m’était impossible de maintenir une position statique plus de deux minutes, et j’étais restreinte dans mes déplacements en voiture par la fatigabilité et la gêne provoquée par cette inflammation persistante.
Après diverses tentatives thérapeutiques, mon médecin m’a proposé une infiltration.

La perspective d’une infiltration peut impressionner. Comment s’est déroulée la prise en charge ?
C’est précisément pour cela je souhaite témoigner. Bien que je ne sois pas douillette, il est vrai que l’idée d’une piqûre dans une zone du corps endolorie me créait un peu d’anxiété. Et je dois dire que l’accueil de MEDIMAGE a contribué à dissiper ma peur. Le personnel y est particulièrement prévenant et j’ai beaucoup apprécié le calme régnant dans les lieux et la sensation apaisante de huis clos.
Le centre est très bien agencé, facile d’accès dans un quartier agréable, où je réside depuis toujours.

Comment s’est déroulée l’opération ?
J’en suis à ma deuxième infiltration. À chaque fois, c’est le docteur Besse qui m’a traitée en prenant le temps de me réexpliquer la nature et l’objet de l’intervention. Elle a tout d’abord réalisé une radiographie afin de pouvoir travailler avec précision. Mon appréhension ayant en grande partie disparu, les 4 piqûres se sont déroulées sans la moindre difficulté. Pour l’anecdote, le docteur Besse a pratiqué la chirurgie pendant 4 ans. C’est pour moi une garantie de sécurité supplémentaire.

Depuis, comment vous sentez-vous ?
Il semblerait que tout le monde ne réagisse pas de la même manière à cette opération ; mais en ce qui me concerne, le résultat est parfait. Deux jours après l’infiltration, j’ai retrouvé une mobilité quasi normale, qui m’a rendu la liberté à laquelle je suis si attachée. L’infiltration ne guérit pas, bien que la réduction de l’inflammation puisse y contribuer; mais la souffrance, elle, diminue bel et bien. Ma première infiltration a tenu trois ans. J’ai réalisé la seconde il y a 18 mois, et le résultat apporte le même résultat positif.

Infiltration articulaire, infiltration épidurale, infiltration foraminale, infiltration rachidienne, infiltration du dos, infiltration d’acide hyaluronique, infiltration intra-articulaire, infiltration partie molles, etc. En savoir plus sur l’infiltration à Genève.

COVID 19 : Medimage renforce la prise en charge

27 octobre 2020

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Chers (ères) Patient(e)s et Collègues,

Au vu de la situation sanitaire préoccupante, nous nous tenons bien sûr toujours à votre disposition pour effectuer tous les examens radiologiques et d’imageries selon les horaires habituels.

Nous avons toutefois adapté les mesures sanitaires et d’hygiène préconisées par les recommandations en vigueur, notamment la prise en charge différenciée des patients sains par rapport aux patients suspects ou positifs au COVID 19.

Dès lors, nous vous souhaitons, Chere.s patient.e.s, Chers collègues, de vous maintenir en bonne santé et de garder un optimisme intact face aux évènements.

L’équipe Medimage

Medimage se mobilise et participe à l’événement Octobre Rose pour la lutte contre cancer du Sein

9 octobre 2020

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Actualité / Inside

L’évènement est organisé par ASAP, réseau cancer du sein. Depuis 2001, un ensemble de professionnels(les) de la santé, des chercheurs et des patients travaille pour améliorer la prise en charge et la qualité de vie des patients.
« Ensemble face au Cancer ».

En savoir plus sur l’évènement : https://savoirpatient.ch/cancer-sein/reseau-cancer-sein/accueil

Interview du Docteur Philippe Kindynis : du quotidien à la vision de l’avenir

19 décembre 2019

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En quelques questions, le Docteur Philippe Kindynis nous éclaire sur les perspectives du Centre et de la radiologie en général.

Chers patients, chers partenaires, chers amis, la Direction et l’ensemble des collaborateurs Medimage vous souhaitent de belles fêtes et une heureuse nouvelle année.

Comment et dans quelle direction se développe Medimage ?

Nous proposons les dernières technologies en radiologie de proximité  et souhaitons constituer une valeur ajoutée pour les quartiers qui nous environnent, Champel, Tranchées, Malagnou.

Nous sommes équipés d’un matériel de dernière génération, notamment Scanner, IRM, ultrasons et réunissons une équipe très compétente dans les domaines de l’ostéo-articulaire, de l’imagerie de la femme, de l’imagerie cardiaque et des techniques de pointe comme l’échographie et le traitement de la douleur.

Qu’attendent les médecins prescripteurs, aujourd’hui, dans leur relation à l’imagerie médicale ?

Avant tout de la disponibilité, notamment dans les prises de RV, ainsi que la transmission rapide et facile des résultats. Bien sûr, la compétence et le service personnalisé sont des prérequis.

Qu’attendent les patients ?

De l’écoute, du dialogue, une information claire et de la sollicitude. Plus les années passent et plus je m’aperçois que la communication est le centre de notre métier, aussi bien avec les patients, qu’avec nos correspondants. Quoi de plus enrichissant que l’échange et la confiance mutuelle dans ce monde instable ?

Selon vous, comment évolue et évoluera le secteur de l’imagerie médicale à Genève ?

La tendance est à la concentration des ressources médicales entre de gros acteurs, financiers. Cela concerne les cliniques privées et indirectement certains instituts de radiologie liés à ces dernières.

L’état, par l’intermédiaire de la clause du besoin, veut limiter le nombre d’équipements médicaux, afin de diminuer — croit-il — les coûts de la médecine. Ma vision est plutôt contrarienne, la population n’est pas extensible et les infrastructures sont autolimitées si elles veulent demeurer rentables et être viables.

Le souhait de la population n’est pas de se rendre dans un unique centre de compétence, mais de disposer à proximité de son lieu de travail ou d’habitation, d’un pôle de compétence efficace et à taille humaine, c’est-à-dire chaleureux et accueillant. Le niveau de formation en Suisse est tel que cela est tout à fait possible.

C’est aussi un moyen de répondre au problème de la mobilité décroissante des personnes âgées et d’une population vieillissante.

Des unités regroupant plusieurs cabinets médicaux de spécialités différentes avec une radiologie et un laboratoire, réparties dans différents quartiers de la ville, seraient très pertinentes (médecine de quartier — Proximité — pôles de compétences — décentralisation).

Médimage réunit tous ces critères, grâce à une équipe extrêmement professionnelle, liée et solidaire. La circulation de l’information y est rapide et efficace entre des collaborateurs qui s’apprécient. Croyez-moi, pour avoir travaillé dans des structures plus importantes, ce sont des qualités précieuses.

Quels sont les grands enjeux et progrès en marche dans l’imagerie médicale ?

Les techniques existantes (radiographies et diminution de dose des rayons X, ultrason, CT, IRM) vont encore progresser.

La première IRM sans hélium (moins de 0,5 % de l’hélium d’un système conventionnel est utilisé et scellé de façon permanente à l’intérieur de l’appareil) a fait son apparition. C’est une bonne nouvelle, car l’hélium est un gaz naturel que l’on ne peut pas produire et dont les réserves sont limitées.

Un autre sujet a émergé ces 2 dernières années, avec l’intelligence artificielle. Va-t-elle remplacer le médecin, voire l’homme tout court ? Bien sûr que non ; je citerai une phrase entendue, lors del’inauguration du centre de génomique du service de médecine génétique il y a quelques mois (phrase du Professeur Marc Abramowicz) qui résume magistralement la situation : « L’intelligence artificielle ne va pas faire disparaître le médecin, mais celui qui ne l’utilisera pas disparaîtra ! »

L’intelligence artificielle existe depuis de nombreuses années dans notre métier, par exemple la détection assistée des cancers du sein dans la lecture des mammographies. Si vous faites le parallèle avec l’émergence et l’implantation de l’informatique dans nos vies, tout est dit.

Radiologie interventionnelle : le traitement de l’arthrose est un enjeu médical majeur. Avant la prothèse (arthrose terminale) il existe des phases débutantes à modérées, qui pourraient bénéficier de traitements permettant de préserver, voire de réparer ces articulations (injections d’acide hyaluronique à Genève, PRP-Plasma Riche-en-Plaquettes, traitement naturel qui consiste à injecter dans l’articulation du plasma issu du propre sang du patient). Malheureusement, ces traitements ne sont pas reconnus par les assurances et donc non remboursés. Pour prouver leur efficacité, il faudrait des études en double aveugle, sur une large population classée selon la gravité de l’atteinte, contrôlée par des IRM. C’est irréaliste et irréalisable.

Comment voyez-vous l’avenir de la médecine en général et quels sont les sujets qui vous préoccupent ? 

Défense de la pratique privée : l’hôpital cantonal restera toujours une structure centrale indispensable à notre formation, cardoté de compétences extraordinaires permettant de prendre en charge des cas médicaux lourds et complexes.

Paradoxalement, les révolutions essentielles de ces dernières années, notamment depuis le début des années 90, ont souvent pris naissance dans le privé ; la liste n’est pas exhaustive, mais l’on peut citer :

chirurgie mini-invasive : qui a d’abord pris naissance en chirurgie digestive (appendicectomie et cholécystectomie laparoscopique), dans le domaine cardiovasculaire (angioplastie coronarienne ou coronaroangioplastie, permettant de dilater sans chirurgie invasive des artères coronaires sténosées), dans le domaine orthopédique, permettant même d’implanter des prothèses !

chirurgie robotique avec notamment le robot da Vinci®, créé à l’origine sur commande de l’armée américaine pour pouvoir opérer des soldats à distance. Cet appareil a été installé très tôt dans une clinique privée de Genève, bien avant celui des HUG. La radiologie n’est également pas en reste puisque la première IRM du canton de Genève a été installée dans un institut de radiologie privé.

Formation : notre système de formation menace de nous échapper complètement. Sur environ 300 étudiantsen première année, la faculté de Médecine en sélectionne 150 sur concours pour la 2e année. Les autres sont recalés.

Regardons les chiffres de l’évolution des diplômes fédéraux et reconnus en médecine entre 2015 et 2018 ou sur le site www.bag.admin.ch

En 2018 (les proportions sont semblables entre 2015 et 2018), sur 3 292 diplômes reconnus, seulement 979 sont fédéraux, ce qui représente 30 %. Le corollaire est que 70 % des diplômes délivrés sont d’origine étrangère, ce qui ne veut pas dire que les détenteurs le sont. Pour preuve, de nombreux étudiants suisses partent après avoir échoué leur médecine à Genève, dans des universités étrangères, notamment en Roumanie, Hongrie, Pologne, pour revenir ensuite en Suisse et obtenir une équivalence de diplôme.

La qualité de la formation et le niveau de compétence en Suisse sont exemplaires, enviés par de nombreux pays européens : prenons garde de ne pas perdre ce leadership. Pourquoi exiler nos enfants (genevois et suisses en général) alors que l’infrastructure locale existe ?

Autre problème qui n’est pas genevois, mais mondial. La courbe des connaissances est exponentielle. Il y a une véritable explosion du savoir scientifique dans tous les domaines (médicaux et autres). Pendant combien de temps va-t-on exiger des médecins qu’ils acquièrent une connaissance pointue dans tous les domaines, pour en définitive, après 10 à 15 ans d’études et de formations se limiter, si j’ose dire, à leur spécialité.

Un solide savoir de médecine interne est certes, indispensable, mais une des pistes du futur est probablement de diviser cette formation en modules avec possibilité d’en cumuler plusieurs, bien évidemment complémentaires.

Coût de la santé : la hausse des primes n’est pas due au revenu des médecins.

En savoir plus : https://www.revmed.ch/RMS/2018/RMS-N-595/Couts-de-la-sante-ce-que-l-on-vous-cache

La polémique sur le sujet est vive mais tourne toujours autour de la même problématique : coût vs efficacité, vs qualité des soins, vs rentabilité…

Pour élever un peu le débat, la médecine coûte, mais représente aussi un formidable atout économique. Une statistique genevoise parue en 2016 montre que le domaine de la santé occupait 11 % de la population active genevoise, contre 13 % pour la moyenne suisse, et qu’elle culminait en 2013 à 25 % à Bâle-Ville, en raison de l’importance de son industrie pharmaceutique. Cette population travaille, gagne sa vie, fait fonctionner l’économie et paie des impôts. Dernière nouvelle en date, « les coûts des prestations TARMED facturés à la charge de l’AOS (assurance obligatoire de soins) augmentaient chaque année d’environ 400 millions de francs. Cela n’a pas été le cas au cours de l’année 2018. Au contraire, les coûts ont diminué de 119 millions de Francs, principalement en raison de l’intervention du Conseil fédéral sur le tarif au 1er janvier 2018 » 

En savoir plus : https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-77387.html

C’est surement une bonne nouvelle pour les assurances, et nous l’espérons, une diminution des primes pour les assurés.

Ces robots qui assistent les chirurgiens

7 août 2018

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Pour les assister dans leurs gestes, les chirurgiens font toujours davantage appel aux nouvelles technologies. Alors que le robot Da Vinci est utilisé depuis plus de dix ans en Suisse, le Mazor X, lui, vient de faire son entrée à la Clinique de La Source à Lausanne.

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Cancer du sein : un nouvel indicateur du risque de récidive

20 juin 2018

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Simple et rapide, la prise de sang, et en l’occurrence le taux de cellules tumorales circulantes, est en passe de devenir un allié de premier ordre pour prédire le risque chez les femmes atteintes de cancer du sein.

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Un programme informatique capable de détecter et d’identifier automatiquement des lésions cérébrales

20 juin 2018

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Actualité / Inside

La radiologie du futur viendra-t-elle du machine learning ? C’est en tous cas ce que pensent des chercheurs de l’Inserm et d’Inria qui travaillent en collaboration au sein d’Univ. Grenoble Alpes et qui ont développé un programme capable de localiser et de diagnostiquer différents types de tumeurs cérébrales par analyse d’images d’IRM. Ces analyses ont montré des résultats de haute fiabilité avec 100% de localisations exactes et plus de 90% de diagnostics corrects du type de tumeurs. Cette méthode innovante et ses résultats font l’objet d’une étude publiée dans la revue IEEE-TMI.

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Intelligence artificielle : « connaître, de l’intérieur, “le monstre” de notre siècle »

20 juin 2018

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Les bouleversements produits par l’intelligence artificielle (IA) interpellent les jeunes diplômés en quête de sens, qui pressentent son importance future.

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