Quand prescrire un examen d’imagerie en cas de céphalées ?
14 mai 2026
Actualité MEDIMAGE
Les céphalées touchent plus de 9 individus sur 10 au cours de leur vie, ce qui en fait un motif de consultation fréquent. Dans la majorité des situations, il s’agit de céphalées primaires pour lesquelles l’investigation clinique est suffisante (céphalées de tension, migraines et algies vasculaires).
En revanche, dans les cas de céphalées secondaires et en présence de certains signaux d’alarme, l’imagerie médicale participe au diagnostic.
Les signaux d’alerte
Certains critères caractéristiques méritent votre vigilance :
- douleur brutale ou “en coup de tonnerre”
- crise convulsive
- fièvre et raideur de la nuque
- céphalées de durée supérieure à 72h
- douleurs oculaires ou trouble de la vision
- troubles neurologiques, tels qu’une aphasie, une hémiplégie, etc.
- traumatisme récent
- antécédents tels que thrombose, cancer, hémorragie cérébrale
Le scanner pour les situations urgentes

Le CT cérébral est privilégié pour les cas qui demandent un diagnostic rapide, de par sa disponibilité. On le choisit notamment en cas de suspicion de :
- traumatisme cérébral
- hémorragie sous-arachnoïdienne
- hématome sous-dural
L’IRM pour une investigation plus approfondie
L’imagerie par résonance magnétique, de son côté, permet d’observer des lésions telles que des tumeurs, des anomalies vasculaires ou diverses pathologies du tissu cérébral.
Cet examen permet d’atteindre une meilleure résolution tissulaire, une exploration plus fine du parenchyme cérébral et de la fosse postérieure. Il est également apprécié pour son absence d’exposition aux rayonnements ionisants.

L’imagerie en examen complémentaire
La céphalée reste avant tout un diagnostic clinique. Les critères diagnostiques de l’International Headache Society (IHS) incluent des critères tels que la durée des épisodes, l’intensité de la douleur et la présence de symptômes associés. C’est l’anamnèse rigoureuse et l’examen neurologique qui conditionnent la différenciation entre céphalées primaires et secondaires.
En l’absence de signal d’alarme, une imagerie non indiquée expose le patient à des découvertes fortuites susceptibles de générer des investigations inutiles et de l’anxiété.
Lorsqu’une imagerie s’impose, le choix entre scanner et IRM dépend du tableau clinique, de l’histoire médicale du patient, de l’examen neurologique du clinicien et du degré d’urgence.
Notre équipe de radiologues est disponible pour tout bilan d’urgence ou programmé, en lien direct avec les médecins prescripteurs.
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