Quand la ménopause vient perturber la thyroïde : explications

28 juillet 2021

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Bouffées de chaleur, fatigue importante, perte de cheveux, combien de femmes viennent en consultation et se plaignent de ces symptômes ? 

En fonction de l’âge, vous mettrez cela sur le compte de la ménopause ou périménopause. Mais cela peut aussi être dû à un déséquilibre thyroïdien. 

En Suisse, les troubles de la thyroïde sont fréquents, notamment chez la femme entre 20 et 30 ans et entre 45 et 55 ans. Et, ils peuvent être liés à la ménopause. 

On vous explique tout dans cet article. 

La thyroïde, une glande au rôle multiple

Cette petite glande de 6 cm seulement est constituée de deux lobes séparés par un isthme central. La thyroïde pèse entre 10 et 25 grammes et se situe à la base du cou, à l’avant de la trachée.

C’est une glande endocrine qui produit des hormones qui interviennent dans l’ensemble de notre corps : du cœur aux yeux en passant par les muscles et le cerveau. 

Elle sécrète 3 hormones : 

  • La tri-iodothyronine (T3)
  • La thyroxine (T4) 
  • La thyrocalcitonine (ou simplement calcitonine) 

Le taux de ces hormones est régulé/stimulé grâce à l’hypophyse (autre glande située à la base du cerveau). Elle produit la TSH. L’iode est aussi indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes. On le retrouve par exemple dans les poissons, les crustacés, les produits laitiers et les œufs (en plus petite quantité). Si l’apport est cependant insuffisant, il existe des compléments alimentaires.

La thyroïde joue un rôle dans plusieurs de nos fonctions vitales 

  • Régulation de la température
  • Fonctionnement normal du cerveau
  • Régulation de notre rythme cardiaque, respiration…

Il est donc nécessaire que les hormones sécrétées soient stables. 

La sécrétion de ces hormones peut être perturbée par différents facteurs comme le stress, le tabac, certains médicaments (l’amiodarone, produits de contraste…). De ce fait, cela peut engendrer une hyperthyroïdie ou une hypothyroïdie.

  • L’hyperthyroïdie

Elle est définie par une sécrétion importante des hormones thyroïdiennes. Cela provoque un hyperfonctionnement de tous les métabolismes. Tous les systèmes de l’organisme fonctionnent trop et trop rapidement. 

Cela peut entraîner les symptômes suivants : amaigrissement, tachycardie permanente même pendant le sommeil, tremblement, faiblesse musculaire, bouffées de chaleur, soif intense, irritabilité, diarrhée, nausées/vomissements sont aussi fréquents.

  • L’hypothyroïdie

À l’inverse, lorsque la glande thyroïdienne sécrète peu d’hormones, on parle d’hypothyroïdie. Elle est rarement congénitale (présente dès la naissance), elle apparaît plus souvent au cours de la vie.

Si elle n’est pas détectée rapidement, ce sont les complications de la maladie elle-même qui vont la révéler.

Il est donc important de repérer rapidement les troubles de la thyroïde afin d’améliorer sa prise en charge. 

Anatomie du cou

Quand la ménopause vient perturber la thyroïde 

Entre 45 et 55 ans, la femme est victime d’un changement hormonal important. On parle de la ménopause, caractérisée par l’effondrement de la sécrétion d’œstrogènes et la progestérone. C’est l’arrêt de l’ovulation et donc des menstruations. Pendant plusieurs années, c’est par ces hormones que la vie d’une femme est rythmée. Cela entraîne des changements.

Elle est accompagnée de nombreux effets indésirables tels que la fatigue, la prise de poids ou encore les bouffées de chaleur. Ces symptômes, très similaires à ceux provoqués par un déséquilibre thyroïdien, peuvent en effet cacher une hyper ou hypothyroïdie. 

En effet, il a été démontré qu’environ 2,4 % des femmes ménopausées ont des anomalies de TSH ce qui provoque des hypothyroïdies notamment. C’est pourquoi il est important de diagnostiquer rapidement la présence d’un déséquilibre de la thyroïde, car elle peut augmenter certains risques déjà accrus à cause de la ménopause :

  • L’hyperthyroïdie augmente le risque d’ostéoporose ;
  • L’hypothyroïdie augmente le risque cardiovasculaire.

Afin de prendre en charge au mieux ce risque de complications, les endocrinologues préconisent de doser le taux sanguin de TSH à plusieurs moments : 

  • Au moment de la ménopause 
  • 6 mois après la mise en place d’un traitement hormonal 
  • Puis tous les ans si un trouble thyroïdien est avéré.

Ce dosage permet de faire le diagnostic de l’hyperthyroïdie ou à l’inverse de l’hypothyroïdie. C’est un examen de dépistage, mais aussi de surveillance. Il permet de doser la thyroxine (T4 totale), la T4 libre et la T3. 

Si votre patiente doit prendre un traitement hormonal substitutif ET un traitement pour la thyroïde, il est important de séparer la prise. Rappelez-lui de prendre le traitement thyroïdien le matin et hormonal le soir. 

Aussi, surveiller la glande thyroïdienne par échographie est essentiel. 

L’importance de l’échographie de la thyroïde

En première intention, c’est le dosage sanguin qui sera prescrit afin de déterminer si la patiente souffre d’un déséquilibre thyroïdien. Mais par la suite, il peut être nécessaire de réaliser une échographie. 

En effet, celle-ci donnera des informations sur le volume de la thyroïde et sur la présence ou non de nodules. Dans ce cas, on pourra aussi déterminer le nombre et le volume de ces nodules. Parfois ils sont palpables et l’échographie va permettre de confirmer leur présence et les caractériser.

Cette méthode d’examen utilise les ultrasons pour obtenir des images de la thyroïde, elle permet de la voir sous différents angles grâce à des coupes transversales ou longitudinales. 

C’est rapide et sans risque, il n’y a pas de contre-indication d’âge, elle peut aussi être réalisée chez les femmes enceintes.

Votre patient n’a pas besoin de préparation au préalable ni d’être à jeun par exemple. Il se rend chez Medimage avec l’ordonnance que vous avez réalisée au préalable. 

Le radiologue applique un gel clair sur la zone à visualiser. Puis il place la sonde à ultrasons et balaye la zone qu’il souhaite voir. Nous pouvons demander à la patiente d’adopter des positions particulières afin d’obtenir de meilleures images. Mais cet examen reste indolore et non irradiant. 

Après cela, les résultats vous sont envoyés et la patiente peut rentrer chez elle. 

Soyez vigilant chez vos patientes qui souffrent de ces différents symptômes liés à la ménopause. Un déséquilibre thyroïdien peut se cacher derrière.

En savoir plus 

Si vous souhaitez obtenir des informations à ce sujet ou prendre rendez-vous pour un examen, n’hésitez pas à nous contacter

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